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Tshibwabwa Kuditshini, Jacques  (2003) Nationalisme congolais et crise de l’etat-nation dans le processus de mondialisation : cas de la République Démocratique du Congo (Région des grand lacs), . Codesria 30th anniversary conference : 1-28.

Summary
INTRODUCTION
L’idéologie nationaliste est au coeur de la réflexion contemporaine. Il est difficile de
comprendre le monde moderne et les conflits qui opposent différents pays sans interroger le
nationalisme. La question nationale se pose donc aujourd’hui, à divers degrés d’acuité et sous
diverses formes, et elle se pose partout. Elle hante, pourrait-on dire, un monde que les forces
techniques unifient, mais dont les hommes continuent à vivre dans les communautés soumises
à des dynamismes psychosociaux spécifiques. Mais le fondement de l’idée nationale varie
grandement d’un Etat à un autre. Il y a le nationalisme des vieux pays d’Europe et celui des
jeunes Etats africains issus de la décolonisation .Le nationalisme congolais dont question dans
cette étude s’inscrit dans cette dernière perspective. Bien que répondant aux critères généraux
de tout nationalisme,le nationalisme congolais fait souvent de la protection des richesses
naturelles de la RDC contre l’exploitation étrangère, son cheval de bataille. C’est un
nationalisme construit surtout autour des richesses fabuleuses que possède ce pays. Nous le
qualifions de « nationalisme de possession »
Ce nationalisme congolais est le fruit du pillage systématique des richesses de la RDC
pendant la colonisation. Il a été soutenu à la veille et aux premières heures de l’indépendance
par le premier Premier Ministre de la RDC, Lumumba, et les autres leaders nationalistes.
Déjà à cette époque, ce projet avait échoué. Récemment encore (1997-2001), le Président LD
Kabila qui a prétendu être l’héritier du Lumumbisme, en a fait aussi sa clé de voûte. On en
connaît le résultat. Ce nationalisme n’a pas empêché aux Etats voisins de la RDC et aux
multinationales étrangères de se livrer à une exploitation illégale des ressources naturelles de
ce pays, dans l’indifférence de la communauté internationale. Il n’est pas d’ailleurs exclu que
la mort tragique du Président LD Kabila soit liée à sa propension à prêcher à tout moment ce
nationalisme.
Il apparaît donc clairement que ce nationalisme congolais (de possession) est en mauvaise
posture face au processus de mondialisation piloté par les puissances centrales. Dès lors, que
deviennent ce nationalisme et l’Etat-nation congolais dans ce processus de
mondialisation, porteur du reste de violence ? En cherchant à étouffer le nationalisme
congolais (pour accéder à tout prix aux richesses de la RDC), la mondialisation ne
l’exacerbe-t-elle pas ou ne favorise-t-elle pas le retour du national ? N’est-il pas
néanmoins indiqué de repenser aujourd’hui ce projet nationaliste pour en faire, de
concert avec les autres types de nationalisme, un instrument efficace de réalisation de
l’idéal panafricaniste ?
A première vue, on ne peut s’empêcher de reconnaître que le nationalisme congolais apparaît
bien fragile dans une époque qui n’est plus celle des grandes constructions nationales et où le
monde est conquis par des sociétés multinationales qui se livrent une guerre permanente pour
le contrôle des marchés et qui tentent de subordonner toutes les activités humaines à la
logique du profit. Néanmoins, les contradictions mêmes qu’engendre ce processus de
mondialisation qui prétend unifier alors qu’il divise et est porteur de violence, pourrait
consolider davantage le nationalisme congolais. Cependant, pour que ce dernier soit
efficace et opérant, il doit s’appuyer sur un autre type de nationalisme que nous
qualifions de « nationalisme de personnalité » C’est la combinaison et la valorisation
simultanées de ces deux types de nationalisme qui donneront au nationalisme congolais une
signification profonde et lui permettront de contribuer à la vivification du projet
panafricaniste(lui-même repensé à la lumière des récents défis) en vue de construire une
Afrique plurielle mais unie politiquement et économiquement, capable soit de faire face au
processus de mondialisation, soit de se l’approprier.
A ce titre, cette étude se propose d’abord de cerner brièvement la dialectique existant entre la
nation et le nationalisme et relève aussi les différentes variantes du nationalisme au rang
desquelles figure le nationalisme congolais de possession qui est encore en construction
intellectuelle (point I.), cela permettra de situer ses origines dans le passé lointain et immédiat
ainsi que les facteurs de sa radicalisation (point II.).
Le IIIème point de cette réflexion fait état des difficultés rencontrées par les pères des
indépendances africaines, et particulièrement les leaders nationalistes congolais (Lumumba
notamment) pour défendre ce nationalisme en 1960 déjà. Il ne fait aujourd’hui l’ombre
d’aucun doute que les événements tragiques qui se sont succédé au lendemain de
l’indépendance en RDC(mutineries, secessions, rebellions,assassinats, instrumentalisation du
groupe de Binza…) trouvent en dernière instance leur profonde explication dans la tentative
des puissances centrales d’étouffer ce nationalisme de protection de richesses( dont les enjeux
réels n’étaient peut-être pas calculés par Lumumba dans un contexte de la guerre froide) et de
rétablir un pouvoir non hostile à leurs intérêts.
Mis donc en hibernation par et sous le régime de Mobutu, le nationalisme de possession
refera surface à la faveur du régime manifestement pro-Lumumbiste instauré par LD Kabila.
Mais ce nationalisme a eu du mal à protéger lesdites richesses dans un processus de
mondialisation piloté par les puissances occidentales et dominé par les multinationales qui se
font une guerre permanente pour accéder aux matières premières et aux débouchés, même par
la violence (point IV). Le 5 ème point intitulé le « nationalisme congolais en quête de nouvelles
formules » propose quelques voies et moyens susceptibles de redynamiser le nationalisme de
possession congolais et d’en faire un instrument d’ouverture à tous les pays du monde en
général (dans une coopération qui implique un partenariat sincère et responsable) et à ceux de
l’Afrique en particulier pour la réalisation du projet panafricaniste revisité à la lumière des
enjeux actuels de la mondialisation.

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